La maison des aidants a ouvert à Flers - 61 -

Publié le par Or gris : seniors acteurs des territoires, dans une société pour tous les âges

La maison des aidants, un lieu unique en France, a ouvert ses portes au public, samedi 19 octobre 2019, à Flers : Une initiative de l’Una du bocage ornais, association d’aide à domicile. 

C’est un lieu unique en France pour mieux accompagner les aidants et leurs proches « quel que soit l’âge ou la pathologie », insiste Jean-Louis Montembault, le président de l’Una du bocage ornais, l’union nationale de l’aide, des soins et des services aux domiciles.

Sous un même toit, la toute nouvelle maison des aidants, qui a ouvert en septembre, place Charleston, à Flers, regroupe plusieurs services dont un accueil de jour pour les personnes dépendantes, une plateforme de répit, des studios pour un hébergement temporaire, des salles destinées à la formation et à la prévention… 

Information, prévention, innovation

L’aidant peut également trouver de nombreuses innovations pour permettre d’améliorer son quotidien, s’informer ou échanger avec des professionnels ou d’autres personnes dans la même situation dans une ambiance « comme à la maison ».

Les trois étages du bâtiment sont desservis par un ascenseur. Le rez-de-chaussée est principalement occupé par l’accueil de jour de l’Una, qui se trouvait auparavant rue Schnetz. Ici, 10 personnes peuvent être prises en charge en même temps. Cela permet de soulager l’aidant dans la journée.

L’accueil de jour est équipé d’une cuisine où les personnes peuvent préparer des gâteaux. La cuisine est connectée à des tablettes, ce qui permet notamment de verrouiller les tiroirs ou l’électroménager pour plus de sécurité.

Un jardin thérapeutique

A côté, il y a une salle de motricité pour faire de l’activité physique adaptée. L’Una a acquis un vélo pour faire des balades virtuelles. « Ça projette un environnement. Il y a plusieurs degrés de difficulté. On s’arrête aux panneaux, il y a des questions… », confie Jean-Louis Montembault.

D’autres matériels devraient arriver comme un fauteuil Gyrolift, c’est-à-dire monté sur un gyropode. « C’est non-stigmatisant. On peut aller partout, à 360°, et se mettre semi-debout. »

Derrière le bâtiment, dont les façades ont été entièrement refaites, un jardin à visée thérapeutique a été aménagé. Un espace qui faisait défaut rue Schnetz. Des cheminements ont été créés, une fontaine installée et des arbustes plantés, le tout pour stimuler les sens.

Les personnes aidées peuvent également profiter de la terrasse équipée d’un store. A cela s’ajoute une pergola bioclimatique, pour se détendre, bouquiner…

Des chambres studio pour un week-end de répit

Au premier étage du bâtiment, une salle de convivialité dont les baies vitrées donnent sur un balcon, avec une vue imprenable sur la place Charleston, est à la disposition des aidants.

C’est un lieu ouvert pour se croiser entre aidants ou rencontrer une infirmière ou une neuropsychologue. Le but est de rompre la solitude des aidants pour qu’ils aillent vers nous ou d’autres personnes.

Au premier étage, trois chambres-studios équipées chacune d’une salle de bains peuvent servir pour un week-end répit, seul ou en couple. C’est un hébergement « très temporaire », précise le président. Ce peut-être « lors de travaux au domicile ou lors d’un départ de l’aidant en famille, si ce n’est pas possible pour nous d’aller au domicile », imagine Jean-Louis Montembault.

A proximité, un espace d’écoute pour les familles a été créé avec bureau, canapé et fauteuils. « C’est un lieu d’entretien individuel quand la neuropsychologue ou l’infirmière a besoin de parler à la famille. »Un médecin de l’hôpital de Flers pourra aussi rencontrer les familles qui ne souhaitent pas se déplacer à Monod.

Le dernier étage est celui de la prévention et de la formation. Une salle est aménagée pour accueillir les ateliers mémoire, nutrition, bien-être, numérique, jeux de société… Juste à côté, une deuxième cuisine a été installée « pour des ateliers avec les animatrices ou la diététicienne », indique Jean-Louis Montembault. L’équipement est connecté, les plans de travail et les meubles sont amovibles. Un espace permet également de partager un repas en toute convivialité. 

« Un outil innovant »

Le deuxième étage compte aussi une salle de formation spacieuse et agréable qui servira aux aidants comme au personnel. C’est ici que se tiendront notamment des cafés des aidants. La salle est dotée d’un écran mobile et tactile qui sert à projeter des vidéos ou participer à une visioconférence. Il peut aussi servir de tableau pour écrire. Des tablettes numériques de 55 pouces posées sur des chevalets sont également attendues.

La maison des aidants « est un outil innovant pour les bénéficiaires et le personnel », conclut le président de l’Una du bocage ornais. L’objectif :

Être en phase avec l’évolution des attentes de l’usager et avoir une meilleure attractivité de nos métiers. C’est valorisant pour le personnel.

1,2 million d’euros

Il s’agit aussi, grâce à cet outil, de « considérer dans sa globalité les besoins du couple aidant/aidé », « anticiper les situations d’urgence » et donc permettre de bien vieillir à son domicile.

Le coût de la maison des aidants est d’1,2 million d’euros qui ont pu être financés avec le concours de nombreux partenaires. Un projet qui a demandé 3 ans de travail à l’Una du bocage ornais qui vient de fêter ses 60 ans.

La maison des aidants a ouvert à Flers - 61 -

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