Supermarchés coopératifs: mieux manger pour moins cher

Publié le par Or gris : seniors acteurs des territoires, dans une société pour tous les âges

Les supermarchés coopératifs se développent un peu partout en France. En échange de quelques heures de travail, vous profitez de produits de qualité, souvent bio, vendus 20 à 40% moins cher.

 

• C’est quoi un supermarché coopératif?

Dans le quartier de Brooklyn, à New York, cela existe depuis 1973. L'année où un petit groupe de voisins a décidé de créer une coopérative baptisée la "Park Slope Food Coop". Ce supermarché pas comme les autres repose sur un concept inchangé depuis sa création: chaque membre, ou coopérateur, investit quelques dollars dans la société et travaille au minimum 2h45 par mois bénévolement(en rayon, à la caisse, à la réception des colis..). En échange, il peut faire ses courses et profiter des produits locaux, la plupart du temps bio, vendus 20 à 40% moins cher. Des prix bas rendus possible grâce aux faibles marges et aux économies salariales. En favorisant l’économie locale, les producteurs sont payés au prix juste. Un système gagnant-gagnant.
Toutes les décisions concernant le magasin sont collectives: chacun dispose d’une voix et tous les bénéfices sont réinvestis dans le fonctionnement du supermarché.
Et ça marche ! Aujourd’hui, la coopérative américaine regroupe plus de 17 000 membres. 

• Des supermarchés qui fleurissent en France

Le concept a traversé l'Atlantique et des supermarchés collaboratifs voient le jour un peu partout en France. La Louve est le premier à avoir ouvert ses portes à Paris. Il fonctionne de la même façon que son cousin américain: chaque membre prend une part dans le magasin (100€ ou 10€ pour les bénéficiaires de minima sociaux) et rejoint la coopérative. 

D’autres supermarchés coopératifs existent, comme Supercoop, à Bègles (33), créée par Anne Monloubou. Cette ancienne architecte-paysagiste s'est lancée dans l'aventure en 2014:" J'ai contacté La Louve, puis la "Park Slope Food Coop. Durant deux semaines, je suis allée travailler dans le magasin de Brooklyn pour comprendre le fonctionnement", explique-t-elle. "En 2015, j'ai monté une association et j'ai commencé le recrutement des futurs adhérents. Fin 2016, la première boutique éphémère ouvrait ses portes, deux jours par semaine", poursuit-elle. 

• Le témoignage de Jacqueline

Dans le quartier, le concept plaît et les nouveaux membres affluent. Fin 2017, ils sont 420 coopérateurs. Parmi eux, Jacqueline, 65 ans, qui a rejoint Supercoop il y a trois ans: "J’ai toujours mangé bio et fait attention à mon alimentation, en privilégiant les circuits courts. Devenir "consomm’acteur" en participant au fonctionnement d'une structure m’intéressait. " Au fil des mois, cette professeure de français à la retraite, se prend au jeu: "Au début, je m’en suis tenue aux trois heures par mois minimum puis je me suis de plus en plus investie. Il n'y a aucune obligation mais ça me plaît. J’ai débuté en prêtant main forte à la communication puis je me suis mise aux achats. Contact avec les fournisseurs, commandes de produits, réception des livraisons ou encore tenir la caisse... j'ai appris un second métier." 
• Bien manger pour moins cher

Au printemps 2018, Supercoop ouvrira un nouveau local, plus spacieux, à Bordeaux. Avec l'espoir de doubler le nombre de coopérateurs dans l'année et de tripler les références en rayon: "Le but, c'est de bien manger pour moins cher, proposer une alternative à la grande distribution. Nous vendons 90% de produits bio et quand ce n'est pas possible, nous travaillons avec de petits producteurs locaux qui assurent une très bonne qualité.", explique Anne Monloubou. 

• Une aventure humaine

Pour Jacqueline, la qualité des produits et les prix plus bas qu'ailleurs ne sont pas les seuls atouts de ces supermarchés pas comme les autres: "C'est une aventure humaine. On y trouve bien plus que de bons produits, le lien social est très important. J’ai rencontré des personnes aux profils différents, que je n’aurais pas rencontré ailleurs." 

Les autres supermarchés coopératifs en France: 

La Chouette Coop (Toulouse), Superquinquin (Lille), Coop la Meute (Grasse), La Cagette (Montpellier)Breizh'iPotes (Rennes), Demain (Lyon), Scopéli  (Nantes), 

Otsokop (Biarritz) ou encore L’Elefan (Grenoble). 

Stéphanie Letellier dans Notre Temps, le 12 janvier 2018

https://www.notretemps.com/droit/conso/supermarches-cooperatifs,i160234

 

Et si on organisait cela en milieu rural ?

C'est bien là que l'on trouve les louves…

Cela doit bien déjà exister à plus petite échelle…

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